Fartlek
Méthode suédoise (« jeu de course ») d'entraînement libre où l'on alterne accélérations et footings au feeling, en jouant avec le terrain ou des repères visuels. Variante créative et moins rigide du fractionné classique.
Le fartlek est un mot suédois qui signifie littéralement "jeu de course" (fart = vitesse, lek = jeu). Inventé dans les années 1930 par l'entraîneur suédois Gösta Holmér, c'est une forme d'entraînement à allure variable, structurée plus librement qu'un fractionné classique.
Le principe
Pendant un footing, on alterne des phases rapides et des phases lentes selon ses sensations ou des repères visuels (lampadaires, arbres, virages). Pas de chrono à respecter, pas de distance précise — c'est l'inspiration du moment et le terrain qui dictent.
Exemples concrets
- Fartlek "lampadaires" : accélération entre deux lampadaires, footing entre les deux suivants, on répète pendant 30 minutes.
- Fartlek pyramidal : 1 min rapide / 1 min lente, puis 2/2, 3/3, 4/4, 3/3, 2/2, 1/1.
- Fartlek terrain : sprint sur les côtes courtes, footing dans les descentes, allure modérée sur le plat.
- Fartlek mondain : à plusieurs, chacun choisit à tour de rôle la prochaine phase d'accélération.
Avantages par rapport au fractionné
- Plus ludique : casse la routine, redonne de la fraîcheur mentale
- Moins traumatisant : intensités plus variées, pas de course à la performance
- Adaptable au terrain : idéal sur les chemins, en forêt, en montagne
- Pas besoin de piste : se pratique partout
À quoi sert-il ?
Le fartlek développe à la fois la VMA, le seuil et l'endurance, en proportions variables selon la séance. C'est un excellent outil pour les coureurs en début de saison, ou pour rompre la monotonie pendant un cycle long. Il convient à tous les niveaux, du débutant à l'élite.
L'erreur à éviter
Transformer le fartlek en séance dure déguisée. L'idée n'est pas de se mettre dans le rouge, mais de jouer avec les allures. Une partie des phases rapides doit rester gérable, sinon ça devient un fractionné mal exécuté.